Masques au centre-ville : Non à la surenchère liberticide – Sauver des vies ? Des moyens pour l’hôpital public !

Intervention d’Aurélien Jan – Conseil municipal de Saint Quentin du 28 septembre 2020

Madame le Maire,

Depuis le début de la crise COVID, les mesures contraignantes se suivent, portant atteinte aux libertés les plus fondamentales.

Je reconnais que jusqu’à maintenant, contrairement à d’autres responsables politiques, vous n’avez pas joué le jeu de la surenchère. Les Saint-Quentinois ont été épargnés de couvre-feu ou d’autres décisions liberticides sans aucune utilité sanitaire démontrable. Le climat de tension et de peur est suffisamment exacerbé pour ne pas en rajouter. Vous semblez aller en ce sens, vous contentant d’appliquer les mesures venant « d’en haut », sans les commenter.

Le préfet de l’Aisne, M. Ziad Khoury, a décidé d’imposer le port du masque dans tout le centre-ville. Le périmètre s’étend du boulevard H. Martin au quai Gayant et du bd V. Hugo au bd Gambetta. Une bien vaste zone.

Je ne débattrai pas ici de la pertinence du port du masque dans tel ou tel lieu fermé. Mais il ne faut pas être un grand scientifique pour mesurer l’absurdité du port du masque à ciel ouvert, dans les rues faiblement fréquentées.

Cette mesure apparaît aussi injustifiée qu’inefficace pour lutter contre un virus, mais, en revanche, très efficace s’il s’agit de renforcer une campagne de peur et d’oppression.

Cette politique est dangereuse, y compris sur le plan sanitaire. Pendant le confinement, le taux de renoncement aux soins, même les plus importants, a atteint 30 à 60%. Quantité d’examens graves, dépistage de cancer par exemple, d’opérations nécessaires ont été reportées. Les chiffres de mortalité s’en ressentent déjà.

« Sauver des vies » et garantir les libertés fondamentales, ce n’est pas contradictoire ! Pensons à nos anciens en EHPAD, laissés à l’isolement et à l’abandon ! Ce n’est pas une politique pour « sauver des vies » mais pour les abréger.

Madame le Maire,

Les personnels de l’hôpital, leurs syndicats, mais aussi des médecins de ville nous alertent depuis des mois, des années, sur la dégradation de l’offre de santé. L’organisation actuelle de l’hôpital public a montré ses limites lors du confinement.

Mme Buzyn a eu le courage de reconnaître ses hésitations, ses erreurs, ses revirements.

Le gouvernement déverse des dizaines de milliards d’euros pour aider tel ou tel secteur économique en purgeant les autres sur fond d’appauvrissement général du pays. En dehors de quelques primes, la politique de déclin de l’offre publique de soins se poursuit avec le « Ségur de la santé ». C’est bien la loi Buzyn et ses ordonnances qu’il faudrait revoir.

 

Dans cette situation extra-ordinaire, je vous demande : 

  • D’intervenir pour l’assouplissement de la mesure préfectorale relative au port du masque
  • D’établir un diagnostic de l’état de l’offre de soins publique et privée et de l’encadrement médical des EHPAD dans notre ville.

Elus, avec nos camarades syndiqués, nous ne demandons qu’à vous seconder dans ce travail.

Lien Permanent pour cet article : http://pcfsaintquentin.fr/stop-aux-mesures-liberticides-sauvons-vraiment-des-vies/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.