Le texte ci-dessous est une déclaration faite par la Section communiste de Saint-Quentin à propos du Congrès départemental s’étant tenu la semaine dernière dans des conditions très particulières.
Déclaration de la Section du PCF Saint-Quentin, 24 juin 2026
La préparation du congrès départemental du PCF 02 a donné lieu à une pantalonnade grotesque et grossière. C’est grave et irrespectueux pour les camarades. Ce n’est pas digne de l’engagement communiste dans une situation de crise et de menaces à tous les niveaux, l’Aisne étant particulièrement frappée.
Notre fédération est en crise depuis des années, du moins au niveau de sa direction. Le secrétaire élu en 2023 est parti sur une liste de droite aux élections pour ne citer que cet élément. Le congrès départemental devait au moins servir à stabiliser les choses. Il n’en sera rien, en tout cas pour le moment.
Pour préparer le congrès départemental, la Commission des candidatures s’est réunie une première fois le 27 mai. Toutes les sections étaient invitées, une partie était présente. La réunion a permis de dresser un état de la Fédé. Elle a commencé, c’est son rôle, à enregistrer les candidatures. Elle a acté, de façon plus ou moins satisfaisante, une clef de représentation des sections au congrès favorisant les toutes petites sections.
Comme prévu, elle s’est réunie une deuxième fois, le 17 juin, après les assemblées et congrès de section qui avaient pu se tenir, pour compléter les listes de candidatures et délivré des avis. Ce n’est pas du tout cet ordre du jour que le secrétaire de la commission a mis en avant, mais une révision de la représentation des sections, pourtant déjà décidée et validée suivant des critères statutaires, pour prétendre diminuer celle de Saint-Quentin de 10 à 4 délégués.
Son prétexte a été stupéfiant et d’une absurdité effrayante. Qui a pu inventer ça ? Les petites sections n’arrivent pas à constituer de délégation paritaire. Donc, il faut enlever des hommes dans la délégation de Saint-Quentin, elle paritaire, pour équilibrer, puis enlever des femmes pour re-rendre paritaire la délégation. Finalement, deux listes différentes ont été envoyées aux sections la veille du congrès.
On ne pourra pas imaginer que c’est un hasard si ce procédé abscons veut pénaliser politiquement Saint-Quentin. Devant l’assistance éberluée, le secrétaire se met à s’énerver, à vitupérer, à invectiver. Cela peut arriver de sortir de ses gonds, notamment quand il s’agit de faire rentrer un cube dans un trou triangulaire, mais, à ce moment, dans le PCF, ce n’est pas responsable et ce n’est pas serein.
Le secrétaire, hors d’arguments, a prétendu suivre des méthodes conseillées par un dirigeant national. Utiliser la parité, censée défendre l’égalité hommes-femmes, à des fins politiciennes est indigne.
Aussi notre section et des camarades d’autres sections ont annoncé qu’ils ne participeraient pas un simulacre de congrès, dans ces conditions antidémocratiques et ce climat délétère.
Nous découvrons aussi dans cette liste, un transfuge Marconiste à Chauny, municipalité qui vient de défrayer la chronique, avec un arrêté anti-mendicité.
Dernière blague, le secrétaire a trouvé malin de compter comme « absents » les délégués qu’il voulait éliminer. Il n’y a pas vraiment de quoi rire.
Cette déclaration nous semble obligatoire même sur cet épisode dérisoire.
Parce que c’est le Parti, qu’il nous importe, même dans ce triste état.
Un problème est posé dans l’immédiat concernant le congrès national.
Ensuite, la tenue d’un congrès départemental s’impose.
Nationalement, les conditions d’organisation du Congrès n’ont laissé que 3 à 5 jours aux adhérents pour discuter du texte retenu comme « base commune ». Les débats ont été largement phagocytés par les projections électorales de 2027, qui ne sont pas nécessairement le point central de la réflexion collective nécessaire pour appréhender l’accélération des modes d’exploitation, d’oppression, de répression.
A la section de Saint-Quentin, nous avons tenu notre congrès sur une journée. Nous avons aussi décidé de multiplier les séances d’études. Une soirée a été organisée sur la pénétration des idées de l’extrême-droite et l’instrumentalisation de l’extrême-droite pour accélérer la fascisation du pays, à partir des situations dans les quartiers, campagnes, entreprises, lycées… Un échange très intéressant.
Les 11 et 12 juillet, nous tenons la Fête des Libertés, la plus grande fête politique du département.
Un débat aura lieu sur les questions internationales, le conditionnement à l’état de guerre permanent, ses motifs et conséquences politiques, sociales, économiques, démocratiques. Ceci en lien avec les campagnes pour la Palestine et Cuba.
Des tables politiques se tiendront, du PCF Saint-Quentin et du PCF Laon, à côté de ceux de plusieurs associations progressistes. Le programme convivial, musical et culturel est disponible.
La politique politicienne rend nerveux.
La politique communiste renforce la détermination à lutter et à vivre !