Retraites / MANIF ST QUENTIN JEUDI 6 FEVRIER 15H30

Retraites, tous concernés, tous dans l’action

Parcours de la manif: Rendez-vous JEUDI 6 FEVRIER A15h30 rue d’Ostende (devant IUT Jules Verne)

Parcours : rue Mayeur, Pont de la Gare, Place du 8 octobre, rue d’Isle, rue de Lyon, rue Adrien Nordet, rue du Gouvernement, Sous-Préfecture, rue d’Isle, arrivée Place du 8 Octobre 

Il est  proposé aux participants de la manifestation de venir muni d’une vielle paire de chaussures qui sera déposé devant la Sous-Préfecture, sur le parcours en signe de protestation au refus du gouvernement de retirer son projet de loi retraites malgré la forte mobilisation de la rue et une quarantaine de manifestations dans le département. 

Soyons nombreux ! 

 

 

 

 

 

Ministre communiste du Travail 
de novembre 1945 
à mai 1947, dans une France dévastée, tout est à reconstruire, Ambroise Croizat bâtira la Sécurité sociale, les comités d’entreprise. Il sera à l’origine de la médecine du travail, des conventions collectives et de 
la généralisation de 
la retraite pour tous.1945.Le 15 mars 1944 il signe les lois et les ordonnances fondatrices de la sécurité sociale. La sécurité sociale couvre les risques de la maladie, de l’invalidité, de la vieillesse, les accidents et les maladies du travail.

 

POUR RAPPEL LES ATTAQUES CONTRE NOTRE SYSTEME DE RETRAITE

1971 : loi Boulin- Georges POMPIDOU

-Le 31 décembre 1971, la loi Boulin fait passer de 120 (30 ans) à 150 trimestres (37,5 ans) la période d’assurance ouvrant droit à une retraite à taux plein, sur la base des dix meilleures (et non plus dernières)

1982 : lois Auroux : François MITTERRAND 

Mitterrand ne revient pas sur cette casse

1993 : réforme Balladur-COHABITATION

  • la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein, au régime général, passe progressivement de 150 trimestres (37 ans et demi) à 160 trimestres (40 ans), à raison d’un trimestre de plus par an du 1er janvier 1994 au 1er janvier 2004. La durée de cotisation nécessaire « tous régimes confondus » pour annuler la décote, reste à 150 trimestres ;
  • augmentation de la durée de carrière de référence : la pension était précédemment calculée sur les 10 meilleures années, durée qui sera progressivement portée à 25 années (atteint en 2010, à raison d’une année de plus par an)
  • changement du mode d’indexation des pensions de retraites. Elles seront désormais alignées sur l’inflation (mesurée par l’indice des prix à la consommation), alors qu’elles étaient précédemment indexées sur l’évolution des salaires

1995 : échec du plan Juppé -Jacques CHIRAC

Confronté au même genre de difficulté budgétaire, Alain Juppé s’attaque au problème des régimes spéciaux de retraite et au rapprochement du régime de la fonction publique au régime général. Voté triomphalement au parlement, avec la bienveillance de l’opposition, son plan se fracasse sur les grèves de 1995 et son gouvernement fait machine arrière. Après cet échec, le gouvernement fait voter alors la mise en place de fonds de pension, dans le cadre de la « loi Thomas ».

1999 : création du Fonds de réserve pour les retraites-Jacques CHIRAC

Ce fonds ne recevra jamais les sommes promises, qui devaient totaliser 150 milliards d’euros48 en 2010, même pendant les périodes de bonne croissance économique des années 1999, 2000 et 2001, puis ne touchera plus grand chose à partir de 2002. La gauche, au pouvoir à partir de 1997, ne lance pas de nouvelle réforme sur l’âge légal ou la durée de cotisation. Evidemment!

2003 : réforme Fillon-Jacques CHIRAC 

La majorité de droite élue en 2002 entreprend une réforme des retraites sous l’égide du ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, François Fillon.

Elle généralise aux fonctionnaires la décote pour années manquantes. La « réforme Fillon » (ou « loi Fillon ») instaure une transition progressive de la durée de cotisation de tous les régimes, sauf les régimes spéciaux, vers 42 ans. Est ainsi décidé dans un premier temps d’aligner la durée de cotisation des fonctionnaires : elle es ainsi allongée de 37 ans et 1/2 à 40 ans à l’horizon 2008, à raison d’un semestre par an   De nouveaux produits d’épargne individuels (le PERP) et collectif (le PERCO) sont créés (système de capitalisation).  .

2007 : réforme des régimes spéciaux -Nicolas SARKOZY

La réforme des régimes spéciaux57, qui est entrée en vigueur le 1er juillet 2008, avait pour objectif d’aligner la durée de cotisation des agents de la SNCF, de la RATP et des IEG (Industries électriques et gazières) sur celle du privé et de la fonction publique, comme l’avait promis à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007.

La réforme prévoit l’augmentation progressive de la durée de cotisation, de 37,5 ans en 2007 à 40 ans en 2012, pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

  • l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans pour l’année 2012, à raison d’un trimestre par an ;
  • la revalorisation de 25 % du minimum vieillesse, entre 2007 et 2012 ;
  • le rétablissement par la loi d’un minimum de 55 ans au moins pour obtenir la pension de réversion.

2010 : réforme Woerth-Nicolas SARKOZY 

  • Relèvement de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans de l’âge auquel un salarié n’est plus pénalisé par le système de décote.
  • La réforme entraine une augmentation significative du coût des arrêts maladie. D’après la Caisse nationale d’assurance-maladie, leur montant a augmenté de 13,4 % entre 2013 et 2016, passant de 6,3 à 7,1 milliards d’euros, en raison de la présence plus importante sur le marché du travail de personnes âgées de plus de 60 ans. En 2016, le nombre moyen d’arrêts maladie indemnisés est de 76 jours pour les salariés de plus de 60 ans contre 33 jours pour la moyenne de tous les salarié
  • Carrières longues ; ‘il faudra avoir cotisé 43 ans et 1/2 (contre 42 ans lors de l’instauration de ce dispositif). Les personnes ayant commencé à 14 ans devraient aller jusqu’à 58 ans (contre 56 auparavant).

2013: Réforme des retraites  -François HOLLANDE (2012-2017)

réalisées pendant la mandature de François Hollande, et portées par la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, entérinant l’allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à quarante-trois ans d’ici [à] 2035

  • Les taux de cotisations salariales et patronales augmenteront chacun de 0,15 point en 2014, puis 0,05 point par an en 2015, 2016 et 2017 (soit au total 0,3 point).
  • La durée de cotisation pour une retraite à taux plein augmentera d’un trimestre tous les 3 ans, jusqu’à 43 ans en 2035 (contre 41,5 ans avant la réforme)
  • L’âge d’annulation de la décote (5 % en moins par annuité manquante), contrairement aux promesses de campagne, reste fixé à 67 ans.

 

2019…..La suite de la CASSE

PAR LE GOUVERNEMENT MACRON: LA RETRAITE PAR POINTS

La retraite par points, c’est l’intégration de toutes les mauvaises périodes de la vie professionnelle (chômage, temps partiel, précarité) pour abaisser la pension de départ, au lieu, dans le privé, des 25 meilleures années de cotisation. D’autres dispositions néfastes seront dévoilées plus tard (contre les reversions, la prise en compte de la maternité, les pensions des cadres…). Le but est bien de développer la « capitalisation »: rogner son salaire net pour jouer sa retraite sur les marchés financiers!

La retraite par points, intégrant régime général et complémentaires, fonctionnaires et régimes « spéciaux », c’est couper la référence aux salaires, aux annuités de, rompre la solidarité avec les actifs. Le but évident du pouvoir est de se donner les moyens de baisser, d’un coup, toutes les retraites : en cas de crise à la « grecque », avec les points, il n’y aurait plus qu’à appuyer sur un bouton pour léser de 10% ou de 20% tous les retraités, au nom d’une crise financière… 

La retraite par points, c’est aussi un coin enfoncé dans le statut de la fonction publique, référence sociale pour l’ensemble du monde du travail. Les fonctionnaires, les enseignants notamment, ont bien raison de ne rien croire des boniments des ministres Blanquer, Buzyn, Darmanin et Dussopt.

 

Le système Macron veut enfermer l’alternative entre LREM et le RN. A droite, comme dans d’autres pays, des ponts sont lancés entre partis institutionnels et partis issus de l’extrême-droite. A gauche, la social-démocratie de collaboration tente de se reformer, sous le signe de la soumission à l’UE du capital.

Dans la bataille  pour les retraites, communistes, nous rejetons tout dérivatif politicien vers une nouvelle « union de la gauche » avec ceux qui ont systématiquement détruit, sous Rocard, sous Jospin, sous Hollande, le financement solidaire de notre système de retraite par répartition.

L’ALTERNATIVE POLITIQUE : CE N’EST (PAS ENCORE) LA REVOLUTION, CE N’EST PAS (JAMAIS) LA RECONSTITUTION D’UNE ILLUSION ELECTORALE SOCIAL-DEMOCRATE ET UNE UNION DE LA GAUCHE DE COLLABORATION.

 

COMMUNISTES, NOUS SOUTENONS ET PORTONS CES REVENDICATIONS:

Le RETRAIT DE TOUT PROJET DE RETRAITE PAR POINTS.

Nous nous battons pour la retraite à 60 ans, complète avec 37,5 annuités. Ces paramètres correspondent à la réalité des carrières et posent le lien essentiel, solidaire, entre travailleurs actifs et retraités. Le financement doit se faire par la fin des exonérations et autres cadeaux au patronat (CICE) qui pèsent plus de 60 milliards d’euros par an. / Un plan d’urgence pour l’hôpital public avec suspension de toutes les fermetures de services et d’hôpitaux, avec 4 milliards d’euros immédiatement en 2020 pour la revalorisation des professions, l’embauche, l’investissement./ La défense et la reconquête des monopole publiques SNCF-RATP-EDF/ Le retrait du plan Darmanin de saccage des services des Finances Publiques/ Le retrait des projets Riester contre Radio-France et France-TV/ L’abandon des réformes inégalitaires du baccalauréat et du lycée/ Des moyens pour les écoles/  le maintien des APL et de toutes les aides sociales spécifiques que le projet de « revenu universel » veut écraser: L’annulation de la réforme-étatisation de l’assurance chômage/ La sortie de la France de l’OTAN et la baisse des dépenses militaires etc. 

Des élections municipales arrivent (15 et 22mars), nous n’avons pas fait le choix des dates, elle arrivent en pleines luttes sociales.  Nous nous devons de mener ces deux combats à la fois. NOUS LE FAISONS avec les « voix de la Colére » et Oilivier TOURNAY

 

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