C’est une Corinne Bécourt élégamment vêtue qui est rentrée en scène au théâtre Jean Vilar ce samedi 7 mars au débat organisé par le journal l’Aisne Nouvelle. En pleine forme, la tête de liste communiste a su conquérir le cœur du public grâce à sa performance, mêlant mise en scène parfaitement orchestrée et annonces du programme des Voix de la Colère clamées d’une voix forte et claire, le tout mêlé à de l’improvisation et à une touche d’autodérision complètement assumée. Corinne Bécourt a fait du Corinne Bécourt, et la prestation valait assurément le coup d’œil.
Face à elle, une maire sortante qui a déroulé son texte sans proposer de mesures iconiques, une candidate de « l’Union des gauche » extrêmement effacée, une candidature Lutte Ouvrière aux positions traditionnelles assumées, et une parachutée de l’extrême droite dont le jeu d’acteur était inexistant, sachant à peine lire un texte que d’autres avaient écrit pour elle.
Durant cette pièce d’un peu plus de deux heures, sept actes se sont succédé les uns aux autres, laissant allégrement le temps à Corinne Bécourt de dérouler les mesures fortes de son programme. Ainsi, sur le thème de la sécurité, elle a asséné avec force l’idée selon laquelle les problèmes des violences intra-familiales ne pouvaient pas être résolus par une augmentation du nombre de policiers municipaux, et expliqué qu’il fallait prendre le mal à la racine en privilégiant une éducation beaucoup plus efficace.
Sur l’économie et le commerce, Corinne a su mettre en avant les difficultés de la ville, en particulier en termes d’attractivité. Elle a ainsi souligné la nécessité d’avoir une politique de logements solide, susceptible de faire revenir les habitants, et de lutter contre les nuisibles. Pour favoriser l’activité du centre-ville, elle a insisté sur l’instauration d’une zone bleue et d’un développement du réseau de bus le week-end permettant aux Saint-Quentinois de prendre davantage de temps pour leurs achats.
Sur les questions de gestion du budget municipal, elle a rappelé que la ville était tributaire des politiques nationales et européennes, et qu’à ce titre il fallait absolument que Saint-Quentin résiste en refusant de donner un sou pour la guerre, pour l’Union européenne ou encore pour une écologie de façade. Pour les enjeux climatiques, elle a choisi de présenter l’un des projets forts de la liste les Voix de la Colère, à savoir la création d’une cantine municipale.
Allocution sur le budget municipal
Allocution sur les transformations climatiques
Enfin, la pièce s’est achevée sur la question du sport professionnel et de son financement, une thématique à laquelle elle a brillamment répondu que ce qui l’intéressait était avant tout la pratique du sport quotidien pour les Saint-Quentinois, puis sur une thématique « mystère » qui n’était autre que la problématique du Vivre-ensemble. Un sujet que Corinne Bécourt connaît par cœur, et sur lequel elle a pu montrer toute l’étendue de son talent en défendant avec force ses positions de toujours sur la solidarité, en rappelant que les sans-abris sont toujours de grands oubliés des débats politiques.
Allocution sur le Vivre ensemble
Allocution sur le Vivre ensemble 2
Allocution sur le Vivre ensemble 3
Puis est venu le temps de sa conclusion précédant la tombée du rideau : Corinne Bécourt n’est pas seule, et sa démonstration de force ne fut possible que grâce à ses innombrables soutiens, que ce soient ses colistiers ou ses admirateurs venus la voir sur scène, qui n’ont d’ailleurs pas manqué de l’applaudir à la moindre occasion. Chapeau l’artiste !
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