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Journal de campagne

LE VOTE COMMUNISTE POUR ENGAGER LA RIPOSTE SOCIALE

Macron : son amie, c’est la finance !
Sans attendre, faisons entendre les voix de la résistance ouvrière !

Avec Macron, la finance a placé à la présidence son agent direct - hors de l’alternance droite/gauche - pour gérer le pays comme un patron du CAC-40. Rien ne change en réalité, surtout pas la politique violemment antisociale de ses parrains Hollande et Sarkozy. Dès l’été, par ordonnances, devant un peuple qu’il espère « sonné » par l’élection, il veut aggraver la loi El-Khomri à laquelle 80% se sont opposés. Il s’apprête à dissoudre l’assurance chômage pour aller vers
des formes de travail obligatoire sous-payé. Il veut encore attaquer les retraites et les retraités. Il promet aux marchands de canons et aux impérialistes toujours plus d’armes et de guerres.

Ne laissons aucun état de grâce au président-patron-banquier ! Malgré l’intox médiatique, l’affaire Fillon, le repoussoir Le Pen, il n’a obtenu les voix que d’un électeur inscrit sur 6. Voisins, collègues du Saint-Quentinois, résistons ! Et d’abord par les luttes populaires et leur organisation contre la classe des privilégiés !

C’est le signal que porte, tout de suite, notre candidature aux législatives : Ensemble, tête haute, défions les calculateurs du Medef, de Science-po ou de l’Elysée ! Bien trop d’électeurs se sont encore fourvoyés sur l’impasse de la division et de la haine. Ouvrez les yeux ! La dynastie de millionnaires Le Pen, avec le cousin énarque Philippot, se déchire à la Dallas (ou à la « Game of Throne »), sans considération pour vos souffrances. Ils s’allient avec le bourgeois propret Dupont-Aignan et montrent que leur opposition à l’UE et l’euro n’est que démagogie nationaliste. Les Le Pen font le jeu de Macron et vice-versa tout en laissant au système un recours au pire.

A «gauche», on a voté comme on a pu. Hamon, ex-ministre, a payé, au lieu de Macron, pour le bilan de Hollande-Valls. Mélenchon, en homme providentiel renaissant tous les 5 ans, a fait oublier son ralliement à Hollande en 2012. Il rejoue ses airs populistes vantant sa « république » mélenchonnienne dans l’ignorance de la lutte des classes. Ce n’est pas notre conception, à nous, militants communistes, du respect de la classe ouvrière et de ceux qui souffrent et luttent !

Conscients de cette réalité, mes camarades m’ont désignée pour être, avec Olivier Tournay comme suppléant, la candidate communiste dans la 2ème circonscription. Olivier est enseignant. Il est la seule vraie opposition au conseil municipal.

Je suis mère de 3 enfants, travailleuse sociale, militante syndicale, militante pour le droit au logement. Dans nos entreprises, quartiers, villages, ensemble, nous résistons à l’arbitraire patronal et ses collaborateurs. Dans le refus de l’exploitation, de l’injustice et de la mal-vie, nous affirmons notre dignité. Ces luttes locales ne suffisent pas.

Mais elles construisent la perspective politique nationale de changement dont les travailleurs ont besoin: la mise en commun plutôt que la concurrence et le profit, le renversement des privilèges des possédants, le socialisme. Sécu, services publics, nationalisations, statuts, congés payés : c’est aux luttes animées par les communistes qu’on les doit de 1936 à 1968, en passant par 1945.

Nous ne débarquons pas de nulle part pour capter des voix. Avec mes camarades, nous sommes de tous les combats du Saint-Quentinois : pour l’hôpital, les services publics, l’école, pour le droit du travail (dans le mouvement national contre El-Khomri), contre les délocalisations, l’application des directives
européennes qui sapent l’industrie ou l’agriculture d’ici, contre les loyers de voleurs et les expulsions, pour le respect de notre cadre de vie… Rejoignez-nous ! Macron ne doit pas rimer avec résignation ! Faites entendre les voix de la colère et de la riposte par la lutte.

Corinne Bécourt


 

Pour les salaires, contre le chômage organisé et les contrats précaires

Dans notre circonscription, seule une personne sur deux en âge de travailler a un emploi. Selon les secteurs, les chiffres du chômage varient de 10 à plus de 50% et continuent d’augmenter.

Les fermetures d’usine, les licenciements se multiplient, même dans des entreprises qui se portent bien. Les salaires sont bloqués, les cadences augmentées.

Les fins de mois difficiles sont le lot de la majorité mais les profits capitalistes augmentent.

Macron, Hollande, Sarkozy ont choisi leur camp : celui des exploiteurs. Aux travailleurs, ils imposent toujours plus de précarité, de flexibilité. Pour les patrons, notamment avec la loi Macron et la loi El Khomri, ils facilitent le travail du dimanche, les licenciements, la remise en cause du droit du travail.

Macron, le banquier, ne cache même plus ses liens directs avec le grand patronat.

Ces politiques ne font qu’augmenter le chômage ! Il est temps d’y mettre un terme.

Pour les nationalisations, réquisitions sans contrepartie

Le peuple, les salariés, doivent prendre le contrôle des secteurs clés de l’économie : sidérurgie, médicaments, énergie, chimie, aéronautique, transports, automobile, autoroutes doivent être débarrassés des intérêts financiers et nationalisés ou renationalisés sans indemnités pour les gros actionnaires, gorgés d’aides publiques depuis tant d’années, voire par voie de réquisition.

Avec le vote communiste, en juin, nous ferons grandir cette exigence !

Pour la défense de la sécurité sociale et de l’hôpital public

Notre circonscription est une des moins bien dotée de France en généralistes et spécialistes. L’hôpital de St Quentin est en berne avec un déficit qui ne fait que s’accentuer. Les services les plus rentables sont transférés au privé qui se développe à grand train. Des services sont fermés et transférés dans des hôpitaux plus éloignés.

La santé est devenue un luxe. Les déremboursement explosent, les tarifs des mutuelles aussi. Pour la 1ère fois en France depuis 1969 l’espérance de vie à la naissance a baissé en 2015 de 3,6 mois pour les garçons, 4,8 mois pour les filles ! Les dirigeants qui font ces choix sont des criminels.

Nous agissons pour défendre et reconstruire un service public de santé et de proximité. L’accès de tous à la SANTE est un impératif d’intérêt général ; il faut abroger la loi HPST dite « loi Bachelot » ; il faut supprimer les ARS (agences régionales de santé créées par Xavier Bertrand), la T2A (tarification à l’activité) qui n’est qu’une «marchandisation» du patient, les ordres professionnels, les honoraires libres, la privatisation de l’Hôpital public.

La fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu ne fera qu’accélérer la dégradation de notre système de santé. Toucher au financement de la sécurité sociale, c’est attaquer les allocations familiales, nos retraites et notre système de santé. Il faut sortir la santé des logiques de profits et de rentabilité.

Pour l’agriculture

La guerre économique portée par le capitalisme depuis 30 ans est en train de tuer notre agriculture et des centaines de milliers d’exploitations familiales. La suppression, voulue par l’UE, des quotas sucriers en 2017 annonce une nouvelle étape de la casse de la filière sucrière si importante dans le Saint-Quentinois.

L’agriculture concerne un besoin essentiel à tous. La souveraineté alimentaire ne devrait pas être négociable. Elle doit s’affranchir du capitalisme et dans un 1er temps, des politiques de l’UE. Organisons la solidarité avec les paysans en lutte et les ouvriers de l’agro-alimentaire !

Luttons contre la PAC «réformée», contre la directive libéralisant le marché de la betterave et du sucre, et pour la nationalisation de la grande distribution.

Pour la paix,
Contre les guerres impérialistes

Assoiffés de pétrole et de marchés à contrôler, les capitalistes provoquent des interventions militaires dans le monde. Depuis 2011, sous les gouvernements Sarkozy puis Hollande, la France a suivi l’OTAN, l’UE et les USA dans 5 expéditions militaires désastreuses : Libye, Mali, Centrafrique, Irak, Syrie. Ces opérations extérieures coûtent plus de 1,5 milliard d’euros par an et deviennent un prétexte aux coupes budgétaires. Macron a déjà annoncé qu’il suivrait la même ligne.

Stop à toutes ces guerres ! Au contraire des prétextes officiels, «défense de la démocratie», «lutte contre le terrorisme», elles n’ont qu’un seul but : permettre au CAC 40, à Total ou Areva, d’accaparer toujours plus de richesses. À chaque fois, le résultat est le même : destruction de régions entières, montée des groupes terroristes et exode, par centaines de milliers, de civils fuyant la guerre.

Après, ils instrumentalisent les attentats, dont ils sont directement responsables pour mieux faire passer leurs mesures antisociales. Avec l’union nationale de tous les partis du système (FN compris) pour maintenir l’état d’urgence, ils cultivent le climat de peur.

Désarmement nucléaire total !

Palestine : non à l’agression criminelle de l’État israëlien !

Plus un seul soldat français hors de France ! Sortie de l’OTAN !

 

Combattre l’union européenne et ses directives

Outils de la mondialisation capitaliste, L’Union Européenne et l’Euro servent de prétextes et d’instruments aux plus importants reculs sociaux et démocratiques de l’après-guerre. Nos gouvernements sont responsables de leur mise en place. Les directives européennes programment la casse de nos services publics, la concurrence de tous contre tous (y compris les travailleurs sous-payés «détachés»), l’accentuation des politiques antisociales. Elles sont illégitimes : les travailleurs ont voté NON à la constitution européenne en 2005. Refusons d’en subir les conséquences !

Communistes de votre circonscriptions, comme ceux de Grèce contre Tsipras et ceux d’autres pays avec leurs syndicats de classe, nous combattons l’UE, pour construire une riposte cohérente à la politique du Capital.

 

Pour les services publics stopper les cadeaux aux actionnaires

Les derniers gouvernements ont multiplié les exonérations de cotisations sociales patronales et les réductions d’impôt pour les plus riches : ceux-là même qui licencient.

Le soi-disant « pacte de responsabilité » transfère 41 milliards d’euros supplémentaires vers le profit capitaliste. Avec le « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE), le gouvernement offre 20 milliards d’€ par an aux patrons. Le CICE, c’est chaque année 180 millions pour Carrefour, 130 millions pour Sanofi, 100 millions pour Véolia, 100 millions pour PSA … une longue liste d’entreprises qui licencient et empochent les aides publiques !

Au total, les exonérations d’impôts et de cotisations atteignent 220 milliards d’euros par an, bien plus que les « déficits » dont on nous rebat les oreilles.

Macron a déjà annoncé qu’il irait plus loin dans ce domaine.

Et ces cadeaux au patronat, nous les payons cher sur notre santé, nos retraites, l’école de nos enfants. 40 milliards, c’est plus de 2 millions d’emplois au SMIC.

Que l’État embauche directement plutôt que de les offrir aux grands patrons. Il faut abroger toutes ces mesures, qui ne créent pas un seul emploi mais remplissent les poches du CAC 40. Redirigeons cet argent vers la Sécurité Sociale, vers les services publics (santé, école, logement...), vers les vraies créations d’emploi !

 

Pour l’écologie

Par sa recherche de profit maximum, le capitalisme est indifférent à la détérioration du cadre de vie, de la santé des populations, au gaspillage les ressources comme dans la pêche intensives qui détruit les équilibres naturels. Ils utilisent aujourd’hui la dégradation de l’environnement qu’ils ont provoqués pour justifier de nouveaux marchés.

Ce «capitalisme vert» produit par exemple des voitures électriques sans se soucier du devenir des batteries, tout en dénonçant la production électrique nucléaire.

Parce que nous sommes communistes, nous sommes des écologistes conséquents. Nous replaçons les conséquences et les causes dans l’ordre et croyons à la science et au progrès.

 

 


 

Fermetures d’écoles, de classes, non remplacement des enseignants absents, recours aux contractuels non formés, réforme du collège... Le bilan de Hollande alourdit celui de Sarkozy, les annonces de Macron en matière de destruction du système d’éducation ne sont pas plus réjouissantes. Dans l’Aisne, ce sont 120 écoles qui ont été fermées en 10 ans. A Saint Quentin, nous nous sommes opposés à 4 fermetures : Kergomard, David et Maigret, Benjamain Rouchet et Jacques Prevert.

Mais tout cela n’est pas une fatalité. L’année dernière, en accompagnant la mobilisation des parents, nous avons contribué à faire annuler le projet du maire de Gauchy et de l’inspection de l’Aisne de fermeture de l’école Georges Herbin. L’organisation et la mobilisation restent souvent le seul rempart à leur politique.

Mon mandat de conseiller municipal permet de mettre les responsables politiques face à leurs contradictions.

Vous le savez, je m’oppose systématiquement aux baisses budgétaires en matière d’éducation et aux fermetures de classes et d’écoles, comme en matière de santé, de logement, et tout ce qui va à l’encontre des intérêts de la population. Je dénonce cette démagogie, de droite comme de gauche qui tente de nous faire croire qu’on peut faire mieux avec moins et qui consiste en réalité, au niveau national comme local, à offrir ces budgets à des intérêts privés. Nous réaffirmons la nécessité d’un grand service public d’éducation nationale, pour tous, égalitaire, laïc et gratuit.

Pour l’avenir de notre pays, pour nos enfants, les moyens doivent être à la hauteur de l’enjeu : embauche, formation et revalorisation salariale pour le personnel enseignant.

Olivier Tournay
Candidat suppléant
Conseiller municipal de Saint-Quentin

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