Des repas de secours insuffisants pendant 7 semaines pour des enfants de Saint-Quentin – Conseil municipal du 29 juin 2020 – Intervention Aurélien Jan

L’alinéa 33 de ce rapport stipule :

  1. Application des tarifs de cantines du menu dit « de secours » ne nécessitant aucune remise en température dont les élèves ne peuvent se déplacer vers un lieu de restauration (Décision en date du 12 mai 2020).

Madame le Maire, Vendredi, vous étiez avec les acteurs des Cités éducatives. Un dispositif qui apporte des financements supplémentaires pour les écoles des secteurs Hanotaux et Montaigne. Tant mieux pour ces élèves mais une nouvelle manière de créer des disparités et de favoriser le clientélisme.

Vous affichez sur votre page Facebook une belle vitrine de la ville et de sa politique jeunesse-éducation.

Pendant ce temps, j’assistais au Conseil de l’école Desjardins/Aubryet, quartier St-Martin, n’appartenant pas au dispositif. On se rend alors compte que lorsqu’on gratte un peu le verni, la réalité est souvent bien moins reluisante.

Depuis 6 mois, il n’y a plus de WIFI dans l’école. Des infiltrations d’eau sont régulières dans une classe à chaque épisode pluvieux. Faute de volet, Il fait plus de 30° dans les classes de l’étage dès que le temps est plus clément… Les lampes des tableaux interactifs sont à remplacer, il faisait 9° dans les toilettes de la maternelle l’hiver, le chauffage, installé il y a un an, peine à atteindre les 18°…

Vous allez encore me répondre que le budget éducation est de 10 millions d’euros. Je vous dirai qu’il est visiblement soit insuffisant, soit mal utilisé.

L’école Desjardins/Aubryet affiche le plus haut taux de décrochage de la ville. En REP, elle ne rentre pourtant pas dans le cadre des cités éducatives.

Depuis le début du déconfinement le 11 mai, enseignants et élèves sont confrontés à de nombreuses difficultés et les manques de la municipalité se font sentir : 4 bouteilles de gel hydro alcoolique pour 300 élèves, des rouleaux d’essuie main sans dérouleur, aucune bombe de peinture pour le marquage au sol (les enseignants ont eux-mêmes dû mettre des morceaux de rubans adhésif sur le sol)…

Concernant ces fameux menus dits « de secours », voilà le retour qui m’en a été fait :

Sans cantine sur place, les enfants ont eu droit à des repas froids durant ces 9 semaines. 9 semaines où ils ont mangé quotidiennement une biscotte avec de la mousse de canard ou du surimi, une conserve « la saladière » et une compote. Une élève allergique au poisson s’est vue refuser la cantine (les conserves contenant quasi quotidiennement du thon). Les enseignants ont acheté des gâteaux ou du pain aux élèves qui avaient faim. La dernière semaine, face aux multiples remontées, le menu a été agrémenté… d’un paquet de Chips chaque jour !

9 semaines à 4 repas insuffisants, mal équilibrés -c’est le moins qu’on puisse dire-, un traitement indigne, à la limite de la maltraitance, pour ces enfants de notre cité. Qui en est responsable ?

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