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Aurélien Jan, candidat PCF sur Saint Quentin 3 (sud), introduction à la réunion de travail du 21 février

11018982_651771081618590_7840956685416552798_nChers amis, chers camarades

Merci d’avoir répondu à l’appel ce samedi pour construire une nouvelle étape dans la mobilisation par le biais de ces élections départementales. Car l’heure est plus que jamais à la construction d’un rassemblement, d’un rapport de force concret, capable de mettre en échec leur stratégie mortifère pour nous tous.

Il y a quelques jours, a commencé le vote de la loi Macron. Avec un simulacre d’opposition, une mise en scène minable du gouvernement socialiste. Ne nous y trompons pas, il n’existe pas d’opposition au sein du PS, nous n’avons rien à attendre des pseudos frondeurs, nous n’avons d’ailleurs rien à voir avec eux. Aujourd’hui, ils sentent le vent tourner, à l’approche notamment des échéances électorales. Leur popularité est en berne, le Parti socialiste ne peut plus tromper les travailleurs sur son véritable rôle, celui qu’il a toujours tenu, celui de défenseur de la classe dirigeante, des grands monopoles, des grandes puissances financières. Et maintenant que tous ces notables voient leur avenir d’élus remis en question, ils s’érigent une nouvelle fois comme indignés.

Mais ils ne nous trompent pas, nous avons de la mémoire. Ces mêmes indignés, frondeurs, ont voté le CICE et le pacte de responsabilité, des cadeaux de plusieurs dizaines de milliards d’euros aux plus riches, ils ont voté la dernière réforme des retraites, repoussant encore l’âge de départ et baissant les pensions, ils ont voté la hausse de la TVA, la réforme ferroviaire, etc. Nous n’oublions pas et nous les rappellerons à leurs responsabilités chaque fois que l’occasion se présentera.

Ils poursuivent tous la politique de l’UMP et de Sarkozy. L’alternance n’aura servi qu’à une chose : mieux répartir les rôles pour accélérer la casse et tenter de nous faire gober la pilule.

Parce qu’elle est belle cette histoire qu’on nous raconte tous les jours dans les médias. Il faut redresser les finances, nous allons dans le mur. Depuis des dizaines d’années, nous nous serrons la ceinture, depuis des dizaines d’années nous nous asseyons sur nos droits, depuis des dizaines d’années nous trimons et ils ramassent.

Où est la vérité quand on nous présente des profits toujours plus importants et une crise pour le peuple ? Elle est simple : les riches veulent continuer de s’enrichir toujours plus et pour cela, ils nous écrasent.

Un exemple : Si dans les années 80, il fallait 10 ouvriers pour produire une voiture, il n’en faut plus que 4 aujourd’hui. Est-ce que, pour autant, ces ouvriers ont vu leur salaire doublé ? Est-ce que ces ouvriers ont vu leur temps de travail divisé par 2 ? Où sont allés les bénéfices ? Dans les poches de quelques nantis. Les conséquences pour la société sont dramatiques : baisse du pouvoir d’achat et chômage de masse … pour le bénéfice d’une infime partie de la population. C’est une attitude criminelle quand on voit les conséquences qu’elle engendre : pauvreté, misère, dépression, suicide, éclatement des familles et repli sur soi.

Est-que c’est une fatalité comme certains nous l’annoncent ? Une évolution de la société ? La concurrence des autres pays ?

Tout est lié bien sûr mais cela a toujours existé. Et pourtant, l’histoire nous montre que quand nous sommes organisés, mobilisés et prêts à agir, non seulement ils évitent de trop nous bousculer mais nous gagnons des droits. Les congés payés, la retraite, la baisse du temps de travail, les augmentations de salaires, la sécu. En ces temps là, la bourgeoisie nous annonçait déjà que nous n’avions pas les moyens. Et pourtant, le monde s’est-il effondré ? La France et l’Europe ont-elles croulé ? Les nantis se sont juste assis sur une part de leurs bénéfices. Nous sommes là pour en témoigner aujourd’hui, la France ne se porte ni mieux, ni moins bien que les autres pays selon leurs critères.

Car sans nous, ils ne sont rien. Ce que nous leur arrachons, ils le lâchent. Ce qu’ils perdent, nous le gagnons.

Alors, camarades, continuons de relever la tête, organisons-nous et rassemblons-nous pour que demain, à nouveau, le rapport de force s’inverse et que ceux qui s’engraissent aujourd’hui sur notre dos, recommencent à nous craindre.

Cette élection départementale, à son échelle, fait parti des batailles à mener.

Avec les camarades de la Section du Parti communiste de Saint Quentin, nous partons au combat. Pas seulement les 12 candidats sur les 3 cantons, nous ne sommes que les représentants, les portes paroles des dizaines d’autres militants qui effectuent un travail quotidien dans leur quartier ou leur entreprise. Un travail d’information, de contre information, mais aussi et surtout, un travail de résistance aux choix que l’ont tente de nous imposer tous les jours, localement ou nationalement.

Les camarades, les adhérents nous ont donc fait confiance pour les représenter.

Sur le canton sud, mon binôme, Michèle Gabert, habitante de Gauchy depuis une quinzaine d’années, retraitée de chez MBK où elle a été pendant de nombreuses années déléguée syndicale, pour la CGT bien sûr.

Valérie Polle et Jean-Luc Tournay seront nos remplaçants. Valérie habite aussi Gauchy où elle a été conseillère municipale. Jean-Luc, un tout nouvel adhérent… Habitant et militant au quartier de Neuville, Secrétaire de Section de nombreuses années, militant CGT, ancien salarié de Nisam, a lutté contre sa fermeture, ancien conseiller régional au côté de Maxime Gremetz, la liste est encore longue.

Et qu’avons-nous face à nous ?

La droite, dont il faut chercher l’étiquette UMP à la loupe sur les affiches. Je ne sais pas si c’est pour faire oublier toutes les réformes pourries qu’elle a fait passée ou pour faire oublier ses casseroles judiciaires. Certainement les 2. A sa tête, un élu connu pour sa fidélité politique … Freddy Greziziack. J’ai jeté un coup d’œil récemment sur sa communication de campagne, il se targue de son action sociale en faveur des plus démunis et des personnes âgées. S’il n’avait pas un pouvoir en tant qu’élu, on pourrait en rire. M. Greziziack aime bien sourire à tout va, c’est pour mieux tenter de faire oublier ses choix dans les institutions et ses soutiens politiques personnels. Là-bas, sur la table, nous avons un tract sur les augmentations des tarifs des services publics. Alors, au dos, on peut y admirer l’action en faveur des plus démunis et des personnes âgées de la part de M. Greziziack. Pour leur bien, il a voté et/ou votera l’augmentation de l’eau, des bus et des loyers, pour ne citer que celles-ci. Pour leur bien, il soutient Xavier Bertrand, grâce à qui nous travaillerons plus longtemps en gagnant moins, grâce à qui, à chaque fois que nous allons chez le médecin et à la pharmacie, il faut ouvrir notre porte monnaie.

Ils ne doutent vraiment de rien, ils osent tout. Comme une célèbre réplique de Lino Ventura … c’est même à ça qu’on les reconnait.

Et de l’autre côté, ce n’est pas mieux, M. Capelle, allié avec le PS pour tenter de sauver une majorité départementale dite « de gauche », qui, pour le bien des plus démunis a voté la suppression des bourses étudiants avant de la remettre sous la pression en en baissant les conditions d’attribution, qui a voté aussi une campagne publicitaire à plus de 2 millions d’euros. M. Capelle qui, par le biais de ses représentants, a voté pendant des années avec la droite à la communauté d’agglomération. Pour le bien de tous, une gestion collégiale, par delà les clivages politiques, ils ont mis en place ces mêmes augmentations. Pas étonnant au final qu’on préfère l’original à la copie et que la mairie de Gauchy soit récupérée par la droite.

Comment voulez vous que la population se retrouve dans toute cette mascarade ? Le pire, leurs tracts de campagne : On continue, on continue, on continue ! On continue de nous escroquer, oui !

Tous ces candidats sont mouillés jusqu’au cou et responsable de la situation actuelle.

C’est le FN qui se frotte les mains, il se nourrit de tout ça, il diffuse sa haine, cherche à nous diviser mais n’agit pas différemment. Il s’appuie sur l’idéologie dominante, le soi disant manque d’argent et on commence à le voir à l’œuvre. Il n’apporte rien de plus à la population mais retire des droits à une partie d’entre nous. D’abord les cantines scolaires pour les plus pauvres, les chômeurs en ligne de mire. Est-ce que le reste de la population vit mieux ?

Comme les autres, sa politique, c’est « serrons nous la ceinture, nous avons trop profité », justement, au profit de qui. Ils continueront la basse besogne des gouvernements précédents s’ils arrivaient au pouvoir. Encouragent-t-ils les travailleurs, ouvriers, chômeurs, étudiants, à prendre leur avenir en main, à s’organiser, à s’unir et à lutter contre les politiques actuelles. Pas du tout. Ils font parti des « votez pour moi et restez chez vous ». Comme les autres, ils cumulent les mandats, comme les autres, ils tapent sur les plus faibles, comme les autres, ils aident le système. Mais eux, iront plus loin quand cela sera nécessaire pour contenir  les foules.

Marine Le Pen annonçait d’ailleurs qu’il fallait envoyer l’armée contre les grévistes des raffineries lors des grandes grèves contre la réforme des retraites. Ca en dit long sur leurs méthodes.

Alors puisque le changement doit s’imposer et non se négocier, commençons, continuons le travail dès aujourd’hui. Travaillons à nous organiser pour être capable d’opposer une vraie force de militants et de sympathisants éveillés et prêts à agir.

Il y a d’ailleurs une petite lutte dans mon quartier qui est très symbolique de la situation actuelle. Une enseignante se voit déplacée en pleine année scolaire, laissant derrière elle les gamins de la classe et les projets qu’elle avait entamés. Cette décision fait suite au grave problème de remplacement dans l’éducation nationale, dû notamment à la suppression de plus de 70 000 postes d’enseignants dans les écoles en quelques années. Au-delà de ce qu’elle est, cette lutte est symptomatique du malaise dans la fonction publique, du manque de personnel, du traitement de celui-ci par sa hiérarchie et de la volonté politique de casser le service public dans son ensemble en le sabotant pour mieux le brader au privé par la suite. Les hôpitaux, les administrations, la Poste, la SNCF sont dans le même cas de figure.

A notre disposition, nous avons aussi les tracts contre l’augmentation des tarifs des services publics, des fly bien pratiques sur le rôle des élections dans les luttes, notre journal l’Eveil, tiré 3 fois par an et des affiches. Nous fournissons les outils et l’organisation. A chacun de trouver le matériel avec lequel il sera le plus à l’aise, à chacun de trouver son rôle dans cette campagne et plus largement dans ce combat contre ce système.

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